Se souvenir des sardinières

Certes, la commémoration aurait pu être de plus grande ampleur. Certains médias toutefois ont parlé du 100e anniversaire du grand mouvement social des ouvrières des conserveries de poissons de Douarnenez au tournant des années 1924–1925.  Elles travaillaient dur : jusqu’à 72 heures d’affilée lorsqu’il y avait d’importants arrivages de pêche. Elles étaient mal payées, au minimum possible. Elles ont connu toutes sortes de discrimination tenant à leur condition de femme soumises à la brutalité d’un patronat avide et inhumain. Elles ont essuyé les insultes et les coups de briseurs de grève. Mais elles ont aussi reçu le soutien des travailleurs de la mer, d’élus locaux, de personnalités politiques nationales. Elles ne manquaient pas non plus d’humour, en posant surl’air des cantiques qu’elles connaissaient les mots de leurs revendications. Elles considèreront  qu’elles avaient remporté une grande victoire en obtenant d’être payées   1 franc de l’heure tandis que les hommes exerçant des activités analogues recevaient 1,50. Sans doute d’importants progrès ont été réalisés depuis ces événements, mais qui pourrait soutenir que nous soyons parvenus à une égalité réelle des hommes et des femmes dans la société ? Les statistiques ou aussi bien que  l’actualité s’accordent pour nous montrer qu il y a encore beaucoup de travail à développer sur les terrains des responsabilités, des salaires et des mœurs. Pour progresser en ce sens et avec en-tête le souvenir des vaillantes pen sardin, bonne et heureuse année à tous.

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